Scarlett si possible

Ne sait pas tourner sa langue dans sa bouche avant de parler car elle l'a bien pendue, de vipère, de sorcière, de bois, de feu, méchante et mauvaise, qui fourche et qui se délie, ici.

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15 août 2012

Besoin de rien envie de toooouuuuuaaaaaa!

Honnêtement, je ne sais pas s'il y aura âme rodant ici mais le fait est que j'avais une envie irrépressible de (re)venir. J'avais envie de vous confier à quel point j'ai avancé dans ma vie, et puis j'ai lu quelques anciens articles et je vois que j'en suis toujours au même point. Du moins ce serait mentir. J'en suis toujours aux mêmes rêves (devenir écrivain, faire une mission humanitaire, vivre en écosse, restaurer des objets et meubles du XIXème, avoir un salon de thé style belle époque et une maison d'hôte, avoir un mec à grosses lunettes, barbu, fumant le cigare et portant des bretelles...En clair c'est simple: rencontrer un écossais à grosses lunettes, barbu, fumant le cigare et portant des bretelles dans le trou du cul de l'Afrique, restaurer toute sa maison de famille dans laquelle je vivrai, y ouvrir un salon de thé/chambres d'hôtes gothiques, et puis écrire dans mon jardin aux hautes herbes dans un fauteuil à oreilles. Bref, rien de compliqué). Ma réalité elle, je l'ai rattrapée cette p*te. Et ainsi, grâce à mon pouvoir de persuasion, je vais lui imposer mon autre monde. Doucement mais sûrement. J'dirai pas que nous sommes parties pour "la gloire" mais tant pis si je vous choque, ce sera au moins la notre.

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28 août 2011

Les bonnes résolutions

Salut les loubards.

J'ai deserté, je sais. Ne me tirez pas une balle dans le genou.

Entre l'Irlande et tout ce que cela a pu entraîné niveau cassage intense de routine, je n'ai plus eu le temps et surtout l'envie de me pencher sur le blog. J'avoue en avoir oublié son existence. M'enfin me revoilà. Faut pas s'emballer non plus, j'ai toujours rien à raconter mais j'ai décidé d'arrêter les posts pseudo-dramatiques sur la vie et d'en revenir aux buts premiers du pourquoi j'ai crée ce site, donc, faire des articles tout à fait décentrés de mon nombril. J'vais y arriver ou pas, mais j'vais essayer. Bon, à mon avis, ça n'arrêtera jamais les périodes de vagues-à-l'âme cependant j'éviterai au maximum de vous en faire part.

En comptant sur la rentrée universitaire, un bon grand plongeon citadin pour me donner l'inspiration. Sans non plus faire la chronique du cours de maths, ou du comment j'ai dû chercher une épicerie ouverte à 2h du mat', en rupture de stock de rillettes et de pâté en croute.

En attendant les nouvelles aventures optimistes et rubrique spéciale "la petite anecdote du jour/j'ai peur maman" que j'ai décidé de remettre sur le devant de la scène (vais activer mon aimant à cinglés, vous verrez), je vous clin-d'oeil mes chers, et vous dis à bientôt.

bjb

Posté par Elmoon à 22:27 - Delirium hysterique - Commentaires [3] - Permalien [#]

08 mars 2011

Continuer.

Je n'y arrive pas. Je crois que je ne vais pas y arriver surtout. A quoi bon? Je ne vois plus l'intérêt. Ce serait uniquement pour moi que ça n'aurait pas plus de finalité. Ce serait pire. Je sais bien comment me mettre sous terre, comment m'empêcher de respirer. J'ai besoin de reconnaissance là, tout de suite. Et je n'en croirai pas un seul mot. De toute façon, rien ne vient. Pas même dans un futur proche, encore moins éloigné. J'ai rêvé. J'ai fait ma putain de crise d'hallucinations. Avec mes chevilles, mes chevilles de baleine. Mais à quoi ça me servira tout ça quand je serai noyée dans la banalité. Je garderai un sourire moqueur pour cette idiote d'aujourd'hui. Ma pauvre fille, faut te réveiller. Pourquoi tu perds ton temps avec ces conneries? Tu peux pas vivre normalement comme tout le monde? Tu peux pas te contenter de ce que tu as? Tu préfères tout inventer plutôt que de chercher à améliorer ton univers si étriqué. Mais tu sers à rien. Quelle belle situation. Et après, après l'inutilité devient le mot préféré de ta crise existencielle. Ce qu'on cherche, on trouve, tu le sais bien pourtant.

C'est nul ce que tu fais, c'est nul. Faudrait réagir. Je réagis. Pour combien de temps? Quoi tu veux que je me laisse tomber c'est ça? Parce que je peux le faire tu sais, tu sais que je peux. Tu veux que je te montre comment je peux me foutre en l'air? Arrête de me provoquer! Pourquoi j'peux pas juste me questionner sur ce dilemne d'avenir, simplement. Normalement. Tu peux ou tu peux pas? Pourquoi tu m'emmerdes comme ça? Mais non, faut jouer avec les extrêmes. Et vla que tu me parles de sauter dans le néant pour s'y perdre. Néant pour néant, ça changera pas grand chose tu sais. Oh c'est trop facile. Tu fuis là. Tu te caches. Oui et alors? Ben arrête de te plaindre, tu peux ça, tu peux? Non. J'veux pas, j'veux pas, tu comprends pas? Pourquoi tu le fais exprès? Et tout ça c'est de ta faute à toi. Moi j'y arrive pas, j'y peux rien. Je rêve, je tombe, j'en ai besoin. Tu te fais mal. Tu sais pas vivre normalement. Personne ne m'a apprit. Parce que tu crois que les gens savent tout? Parce que tu crois que moi je sais tout? Je croyais. Je croyais, mais nous ne sommes que deux mouches à merde. Tu sais qu'on a besoin des autres. Mais j'veux pas. J'm'en fous pas mal de ce que tu veux ma fille. Tu crois que tu vas me forçer? Mais et toi? Tu crois que tu vas me faire tomber?

J'voudrais te croire tu sais, mais là j'y arrive plus. Je peux pas me contenter de ça. T'existe même pas! Qu'est-ce que je fais? Mais tu rêves! Encore? Encore. Fais-moi arrêter. J'veux pas vivre comme ça, je veux que tu m'arrêtes. OH! Tu m'écoutes?

Faut juste continuer ma fille. C'est ça ou tu abandonnes. Tu te taillades, tu t'étouffes, tu t'empoisonnes, tu sautes dans le vide, en plein dans ton néant, celui qui t'appelle. Je sais que tu pourrais. Je te connais. Mais tu veux abandonner toi? Avec tes putain d'espoirs que tu te trimballes au cou! Tu n'es qu'humaine, et tu transpires, tu souffres, tu peines à porter ce fardeau. Et même si tu connais déjà la fin, même si tu sais que tout ça n'aura servi à rien, on va continuer. Et tu sais quoi? A la fin, à la fin de toute cette connerie de vie, on se regardera, on se souriera et on dira, enfin, oh enfin libéré, on se dira qu'on avait raison. Mais on aura essayé. Avec ces espoirs de verre brisés un à un après une longue chute sur un plateau de plus en plus fissuré.

Faire du déni mon ami. Je peux. C'est le jeu, c'est juste le jeu. T'as commencé alors tu continues. Si tu veux, tu arrêtes de rêvasser, et tu déplaces quelques pions. Faut bien le faire pour finir la partie, après tout c'est toi qui a raison. Oui j'ai raison. Personne ne veut y rester l'éternité. Joue, vas-y, fais semblant. Attrape la réalité et convaincs toi que ça ne t'a pas fait mal d'y mettre les deux pieds quand tu t'es scratché sur sa route. Vas-y, amuse-toi. Fais semblant. Tu sais que c'est celle-la ton histoire la plus fictive. Tu sais que c'est ta vraie vie la plus idiote, celle où tu te coinces, où tu t'enfonces. Tu vas finir perdante, mais fais-toi du mal, vas-y. Je veux juste rêver. Tu veux tomber? Oui. Alors va! Appelle-la, ta belle réalité.

Pourquoi tu es en colère contre moi? Je veux juste accélerer la chute par les deceptions. Tu ne peux pas le faire, tu resteras accrochée avec ta connerie levée vers le haut, comme si quelqu'un allait t'attraper. Tout le monde s'en fiche ma fille. Tu crois qu'ils sont pas assez occupés, comme toi avec leur propre personne? Hein? Hein? Tu crois qu'ils sont sérieux quand ils parlent de toi?

Mais toi tu ne veux pas douter de nos autres mondes. Je te l'ai dit que ça ne servait à rien. C'est nul, juste nul. C'est mieux que ta réalité. Non, c'est là où tu as tord. Je n'arrive plus à me mentir. Je n'arrive plus à rêver. Les autres vont le faire pour moi.

Qu'est-ce que je disais? Tu n'arrêteras jamais de leur faire confiance. Alors amuse-toi, vas-y, avance. Je ne suis pas énervé. Je suis lassé de te voir remettre sans cesse le couvert. Mais fais, fais. Quand tu t'ennuieras, tu sais que je t'attendrai juste ici, les bras grands ouverts.

Jusqu'à quand hein? Jusqu'à quand tout ça?

Je te l'ai dit. Arrête de donner tes espoirs en forme de tickets de manège au Monsieur des montagnes russes. Après on verra.

Mais tu sers à rien. Tu donnes des conseils minables, et tu ne sais même pas comment faire. J'veux bien arrêter mais...

Tu sais comment. Maintenant tais-toi et joue encore. Quand t'auras de l'abandon en monnaie d'échange, on en reparlera.

Posté par Elmoon à 13:43 - Delirium hysterique - Commentaires [1] - Permalien [#]